Origine de l'homme

L'origine de l'Homme

Le singe se redresse

 

L'origine de l'Homme


 

Déterminer la limite entre le singe et l'homme est aussi difficile que de fixer le moment précis où l'eau froide peut être considérée comme chaude. Aucune définition n'est encore venue caractériser notre espèce, si ce n'est la conscience. Nous sommes en effet les seuls animaux qui nous interrogeons sur nos origines.

 

 

La quête de l'origine est une des préoccupations majeures de l'humanité. Résolue pendant des siècles grâce à la croyance en une création divine, l'énigme de l'apparition de l'homme se trouve posée dans des termes profondément nouveaux à partir du XIXème siècle, au moment où le naturaliste Charles Darwin affirme l'appartenance du genre humain au règne animal.

 

Un formidable canular

 

Cette appartenance n'est plus aujourd'hui discutée. Mais les scientifiques s'efforcent encore, après un siècle, de découvrir le « chaînon manquant », c'est-à-dire l'être charnière entre la bête et l'homme.

Il y a sans doute peu de disciplines pour lesquelles les théories évoluent aussi vite et où elles se contredisent autant. Pendant longtemps, on a cru avoir découvert l'homme-singe dans les restes mis à jour en Piltdown, près de Brighton(Grande-Bretagne), en 1912.

Le crâne de Piltdown représenta, pendant près d'un demi siècle, le « chaînon manquant » tant recherché. Jusqu'à ce qu'en 1959 un examen scientifique au carbone 14 prouve qu'il s'agissait en fait de la tête d'un homme du moyen âge à laquelle on avait adjoint une mâchoire d'Orang outan provenant d'un zoo dont on avait limé les dents. Le seul véritable « homme-singe » se révéla être un canular, qui avait néanmoins trompé les scientifique pendant presque 50 ans !

 

Nouvelle déception

 

Les travaux de biologie moléculaire et biochimie ont montrés que l'homme partage avec les singes anthropomorphes (chimpanzés et gorilles) une constitution biochimique identique à

99 %. Les formules chromosomiques très proches impliquent, en outre, l'existence d'un ancêtre commun. La mésaventure britannique ne doit donc pas dissuader les savants de chercher cet ancêtre.

Dans les année 70, la découverte en Inde, puis en Europe et en Afrique des restes d'un primate possédant une dentition proche de celle des hominidés, le ramapithèque, a fait croire a quelques uns que c'était chose faite. La bête-homme vivait il y a quatorze millions d'années, et sa morphologie montre qu'elle avait la possibilité de se tenir debout, donc d'avoir les mains libres. Espoir vite déçu : les observations récentes prouvent que le ramapithèque ne serait que la femelle d'un autre grand primate, le silvapithèque, qui entre dans la lignée des orang outans, mais pas dans celle des hommes.

En fait, la première phase d'hominisation ce passe il y a 4 millions d'années avec l'apparition des hominidés, comme le pré australopithèques, dont le squelette le plus connu est celui de Lucy.

 

Quand Lucy se met debout ...

 

Mais qui est donc Lucy ? Son squelette, découvert en 1972 dans le territoire des Afars, en Afrique, a fait pendant 20 ans de ce fossile notre plus ancien et plus célèbre ancêtre. Qu'avait-il de si différend des squelettes des autres primates ? Tout simplement le fait que Lucy (on ne sait déjà plus s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle) avait la possibilité de marcher sur deux membres : la bipédie est un des caractères distinguant l'homme de ses cousins, les singes. Mais, alors, pourquoi et comment ces primates, les premiers hominidés, se sont ils redressés ?

Les théories qui tentent d'expliquer ce phénomène ne sont pas nombreuses. Celle d'Yves Coppens est écologique. Ce serait un changement climatique qui aurait causé l'évolution des primates. Le climat, lors de la fracture sismiques de la Rift Valley, en Afrique orientale, ce modifia profondément. Il devint plus aride et plus froid. La ligne de la zone forestière des grandes pluies se retira vers l'équateur, laissant la place a une végétation composée de fourrées clairsemés, de prairies et de savanes. Les primates, colonisant ce nouveau terrain, durent acquérir la position debout. En effet, c'est la nécessité de se dresser, ne serait ce que pour un cout instant, sur leurs membres inférieurs qui conduisit à un bouleversement de leur morphologie ; le pied, grâce à la formation de l'arcade plantaire, assumait la fonction de maintien du poids du corps. Le bassin s'avança, la main se libéra de sa fonction locomotrice, le cerveau prit du volume... et le singe devint homme.

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Commentaires (1)

1. seddik 01/12/2011

l'homme descend d'adan etait un homme parfait comme dieu l'a crée parfait arreter de detourner l'esprit des gens par des monsonges sur des théorie non fondées et trafiquées.

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